J.

J.



-S'il te plait mon amour, montre moi comment combattre les préjugés.-





Ryden.



Bottles-Hurt@hotmail.fr
, ici &



Grande nouvelle : je suis co-auteure de I-ll-Be-Your-Sunset avec ma Camille Chérie
J'ai ressorti mon blog de one-shot des oubliettes. La nouvelle est une Ryden, ça devrait vous parler. (; Plans-And-Reveries










Pourriez vous allez voter pour ma fic sur ce blog ?
Annuaire-de-Fiction-PATD

Tripping-Eyes est la fiction numéro 42.

Merci d'avance si vous le faites. ♥





# Posté le lundi 28 juillet 2008 08:57

Modifié le jeudi 06 novembre 2008 14:32

J.

J.
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Sommaire :

Prologue | 01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | Epilogue

# Posté le jeudi 07 août 2008 16:00

Modifié le mardi 11 novembre 2008 14:48

# I'm just the narator and this is the prologue. #




Je travaille comme pianiste dans un grand hôtel de Miami. Ma vie est de côtoyer d'immenses richesses, toutes plus snob les unes que les autres. Je ne vais pas me plaindre, ce job me plait. De toute façon tout ce qui à un rapport avec la musique me plait. Tous les jours, je doit jouer les lèches bottes pour de vieilles femmes usant tout l'argent de feu leur maris, leur jouer leurs chansons préférées, sourire & même lorsqu'elle me prenne pour leur homme de compagnie. Certaines ont même essayé de me mettre dans leurs lits. Mais bon, on se fait à tout. Mes amis m'aident à traverser les périodes de doutes & mon piano blanc à queue est toujours là pour moi. Ce boulot était au départ un petit boulot pour payer mes études mais, cela n'a pas suffit & maintenant je suis le pianiste officiel de l'hôtel. Pour beaucoup de musiciens amateurs ce boulot pourrait être génial, faire de la musique dans ce cadre idyllique. Mais à moi, tout ce que ça ma apporter c'est une haine incontestable de l'argent. Et je n'ai que 20 ans.


Bienvenue dans la vie de Brendon Urie.

# Posté le mardi 05 août 2008 14:59

Modifié le lundi 27 octobre 2008 10:52

1.


--Ils vont finir par me faire prendre du retard.
--Cela faisait bien 10 minutes que j'attendais que les portiers déchargent les bagages d'une famille arrivant au Seaside. Je voulais bien être patient mais, après les trois voitures remplie de bagages Louis Vuitton, j'avais pensé que la quatrième était celle qui délivrerait ces gens mais non, la quatrième voiture avait elle aussi l'air remplie de bagages. Mon dieu, ils viennent pour trois mois ? Finalement, je vit enfin une famille sortir d'une cinquième voiture. Le père avec les cheveux gris, sa femme trop liftée, leur fille trop blonde & leur fils trop fils à papa. Pour tout dire, la famille trop parfaite.
--Une fois la rue libérée, je me dirigea vers le parking des employés. Je montra ma carte & gara ma petite Ford entre deux voitures pas plus chics que la mienne. Au sein même de l'hôtel il y a deux mondes. l'autre & le mien. Malheureusement je ne fais pas partit du monde le plus simple à vivre.

--Je sortit de la voiture, habillé bien trop chic. A tendance ridicule. je salua le portier & entra dans le vestiaire. Là, j'éteignit mon portable, me rendit présentable & partit jusqu'à la grande salle à manger. En chemin, j'échauffa mes doigts & me prépara psychologiquement à passer 4 heures assis sur un banc. C'est sur ce même banc que je passe 4 heures, 5 jours sur sept. En passant dans un couloir, je croisai Delilah. Cette simple serveuse au départ était devenue ma meilleure amie par la suite. Ma meilleure amie & ma colocataire. Mais, elle passait tellement de temps à l'hôtel que quelques fois j'avais l'impression de vivre seul. Tellement concentrée sur sa pile de serviette qu'elle avait en main, elle me passa devant sans s'arrêter. je lui attrapa le bras & la tira vers moi.
--"On me snob" Elle se retourna en écarquillant les yeux.
--"Brendon ! Je ne t'avais pas vu."
--"J'ai remarquer."
--Elle éclata de rire & me planta un baiser sur les joues. Elle continua son chemin, moi sur ses talons. On entra en même temps dans la grande salle. L'effervescence se sentait, tout devait être impeccable pour le diner. " Enfin Brendon ! Joues nous un petit air, ça détendra l'atmosphère." Je tournai ma tête vers le serveur qui m'avait dit ça. Je lui fit un petit sourire.Faux. Et allai vers mon piano. Voilà à quoi je servais. Brendon l'homme piano. Pendant quatre heures vous pouvez vous servir de ses doigts.*

--Finalement, la salle commença à se remplir. Beaucoup des vielles têtes liftées. C'était gerbant cette manie de refuser la vieillesse. Tout le monde ne vieillissait pas ? Lorsque ceux que je pris pour la famille que j'avais vu sortir de ses cinq voitures de bagages entra, les gens applaudirent. Je tournai mes yeux vers Delilah qui me regardait en ayant l'air de ne rien comprendre. je secoua un peu la tête & commença de jouer quelques extraits de la Sonate n°6, K 284 de Mozart.* Le père de famille, était l'archétype de l'homme assis sur une grosse fortune : imposant dans son costume Hugo Boss, un moustache & l'air froid. Sa femme était blonde, sûrement décolorée. Mince, liftée du visage, du cou, les lèvres sûrement regonflées & terriblement serrée dans sa robe de soirée ivoire. Leur fille était la copie de sa mère, blonde, mince & serrée dans une robe rose pâle. Contrairement à sa génitrice elle resplendissait de fraîcheur & arborait un joli sourire. Le dernier membre était un jeune homme, d'environ mon âge. Ses cheveux étaient mi-longs, négligemment coiffé. Il portait un polo bleu marine, un jean cigarette noir & des bottines en cuir. Il arborait un air blasé & terriblement sur de lui. Ils s'installèrent & je continuai de jouer. C'était une de mes mauvaises habitudes de détailler les nouveaux venus, cachés dérrière mon piano.

--Au niveau de l'entrée, je vit une ombre se propulsée sur le mur à coté de mon piano, je tourna la tête & remarqua le jeune homme.
--"Tu ne peux pas jouer du Dresden Dolls ?"
--"Non" répondis je. Je le vis lever les yeux au ciel & soupirer.
--"Et pourquoi ?" demanda-t-il.
--"Je suis payé pour jouer de la musique classique."
--"Je suis sur que tu es de mon avis, il faut réveiller cette bande de bourge dégueulasse."
--"Je suis de votre avis mais, j'y risquerais ma place."
--"Essaye quand même !"
--"Non."
--Je m'en retournai à ma sonate. Il se leva en soupirant, visiblement vexé qu'un simple pianiste ne fassent pas comme Mr avait décider.
--Vers minuit, je me levai de mon banc sous les applaudissements discrets des clients encore dans la salle. Je devais attendre 30 minutes que Delilah eut finit son boulot, pour la ramener. Je passa par le vestiaire, prit mon portable & mon paquet de cigarettes puis sortit. Je m'installa dans la petite cour devant les cuisines & comme tous les soirs, grilla ma cigarette dans le noir que faisait l'ombre des bâtiments.

--Lorsqu'elle sortit, elle s'installa en tailleur à coté de moi. Elle prit une cigarette dans mon paquet, l'alluma avec mon briquet & posa sa tête sur mon épaule.
--"Encore une journée de passée" dit elle en tirant une taffe. Je lui embrassa le haut du crâne & prit sa cigarette des mains pour tirer aussi dessus. Elle me la reprit vite.
--"Vivement la retraite" marmonnais je. Elle éclata de rire en se relevant & en me frappant l'épaule. Je lui tirai la langue & on se dirigea vers ma voiture. On monta sagement dedans, Delilah enclencha la radio. Paranoid Android de Radiohead. On chantonna un peu puis rapidement on arriva chez nous. Je me garai devant l'immeuble, on sortit, Delilah me prit par le bras puis on monta.
--Une fois dans l'appartement, on se fit la bise puis chacun alla dans sa chambre. Les journées de Delilah étaient harassantes. Les miennes, sincèrement, ça allait. Mais quand je me posai dans mon lit le soir aux alentours de 1h45, j'étais le plus heureux des hommes.

-Je n'ai pas pu me retenir de poster ce chapitre. Premières réactions alors?-

# Posté le jeudi 07 août 2008 16:58

Modifié le lundi 27 octobre 2008 10:48

2.


--"Brendon, réveilles toi."
--J'ouvrit doucement les yeux & vit Delilah penchée sur moi. Je m'assit & me frottai les yeux. Je m'étirai & me tournai vers elle.
--"Qu'est ce qu'il se passe ?"
--"Les bus ne circulent pas aujourd'hui et, je n'ai pas assez d'argent pour prendre le taxi..."
--"Je m'habille & je t'emmène, OK ?"
--Elle hocha la tête & sortit de la chambre. Je m'étirai un peu & me levai. Je passai une main dans mes cheveux & prit mon pantalon cigarette rouge. Je mit aussi un t-shirt gris, des baskets & j'étais prêt. Je rejoignit Delilah devant la voiture. Encore pas tout à fait réveillé, je mit le moteur en route & fit marche arrière. sans mots, je conduisit Delilah jusqu'au Seaside. Une fois garé devant le portail, elle tourna sa tête vers moi.
--"Merci beaucoup Brendon."
--Elle s'approcha dangereusement de moi mais finalement fit passer ses mains dans ma nuque & plongea son regard dans le mien. Ses yeux étaient humides, elle parassait triste. Je carressai sa joue avec le dos de ma main & soufflai doucement sur son nez.
--"Pour toi, j'aurais aimer être un homme" glissa-t-elle. J'enlevai ses mains de ma nuque & remit le moteur en marche. Je secouai un peu la tête & la regardai.
--"On en a déjà parler Delilah, tu le sais. Et tu as Jay, ne l'oublies pas."
--"Brendon. Il y a les gars qu'on baise, parce qu'il faut bien baiser comme Jay. Et il y a les gars qu'on aime." Elle passa sa main dans mes cheveux en souriant. "Et toi tu es un gars qu'on aime." Je secouai ma tête histoire que ses mains ne soient plus sur moi. Elle renifla doucement & sortit de la voiture. Je la regardai entrer dans les bâtiments en montrant sa carte aux vigiles. Je me frappai le front, j'avais encore fait preuve d'une psycholgie à toute épreuve. Il faut dire que je n'avais pas l'habitude de faire souffrir des filles. Durant toute ma scolarité, j'avais été le musicien réveur gentil & sur qui on pouvait compter. Ce n'est pas ce genre de gars dont les adolescentes tombent amoureuses. Et puis vite j'avais compris que je préférais regarder un homme qu'une femme, que je préférais les mains des hommes aux mains des femmes, que je préférais le sexe avec un homme que le sexe avec une femme. J'avais pris conscience que je n'étais pas comme tout le monde & que en m'affirmant je serais sûrement plus heureux. Ce n'était donc pas en pensant ainsi que j'avais connu la sensation désagréable d'une fille qui a le coeur brisé juste en vous regardant. Un coup de klaxon dérrière moi m'extirpa de mes réflections. Je fit un signe d'excuses au chauffeur & appuyai sur la pédale pour accélérer.

--Je n'avais pas envie de rentrer alors, je conduisit jusqu'au centre ville & décidai de passer voir un ami qui bossait dans une boutique de prêt-à-porter. Je garai ma voiture dans une rue, payai un ticket à l'eurodateur puis marchai jusqu'à sa boutique. See These Bones. Je poussai la porte, le carillon fit un joli bruit puis je m'approchai de la caisse. Il feuilletait un magazine de musique. Je tapotai le comptoir du bout des doigts. Il leva ses yeux vers moi.
--"Brendon tu es là!" Il fit le tour & me serra dans ses bras. Il regarda comment j'étais habillé & secoua un peu la tête. Je lui fit un doigt d'honneur & m'installai sur un tabouret qu'il y avait vers le comptoir. On papota dix minutes mais mon estomac réclamait de la nourriture.
--"Dit Porter, tu veux pas aller manger un truc au Starbucks avec moi ?"
--"Et la boutique ?"
--"Confie la à Matthew."
--Il cria à son partenaire qu'il prenait sa pose du matin & on sortit. Le Starbucks était juste à coté. On entra, fit la queue, commanda deux chocolat viennois, je prit un croissant avec puis on alla s'installer sur une table. Porter, comme il savait si bien le faire, me raconta ses dernières conquètes. Ce gars avait une gueule d'ange, un corps parfait & un esprit magnifique. Normal qu'il ne reste jamais seul bien longtemps. Alors que moi, je n'ai jamais été amoureux & sexuellement parlant, je n'ai pas eu beaucoup de partenaire. C'est plutôt triste à 20 ans, non ?

--Alors qu'il me racontait, je baissai les yeux. Je sentis sa main se poser sur la mienne & il la carressa avec son pouce.
--"Je suis désolé Bren'."
--"Oh, c'est rien." dis je avec un sourire forcé. Il secoua un peu sa tête & sans lâcher ma main, il continua de boire son chocolat tranquillement. Pendant pas mal de temps j'avais été amoureux de Porter. Enfin, ce que je croyais être l'amour. Sa main sur la mienne était chaude & douce. Quand il plongeait ses yeux bleus dans les miens, des papillons se mettaient à voler dans mon bas-ventre. Je crois que mes sentiments n'ont pas tout à fait disparus en fait. J'otai ma main de sous la sienne, mimant d'en avoir besoin pour boire. Mon chocolat était trop chaud, je me brulai la langue. A la tête que je fit, Porter éclata de rire. Je lui tira une mèche de cheveux & il me tira la langue. 8/9 ans d'age mental, pas plus. D'un coup, Porter arréta de rire & fixa un point dérrière moi. Je fronça les sourcils & sentit deux poids sur mes épaules. Un souffle chaud parcourat ma nuque.
--"Le gentil pianiste cache bien son jeu avec la petite serveuse tout compte fait."
--Le poid disparus & je me retournai. C'était le fameux héritier. Je roulai des yeux & me tournai à nouveau vers Porter.
--"Tu le connait ?" demanda-t-il les yeux encore rivé sur cet homme.
--"C'est un client de l'hôtel."
--"Jeune, sexy, cullotté & riche !" dit il en riant.
--"Enervant, enfant gaté, sûrement hétéro & comme tu dis, riche !"
--Il ria comme un con. Il ne comprenait pas mon dégout de l'argent. Il ne comprenait pas l'ampleur que ça avait pris dans ma tête. Je ne supportais plus l'idée de cotoyer quelqu'un pour qui l'argent n'avait aucune valeur. J'avais assez trimer pour comprendre que cette connerie d'argent avait une grande valeur & que, quoi qu'en dise le proverbe, on en avait besoin pour être heureux.

--Porter me quitta vers 11h. Je rentrai doucement chez moi. Je n'avais encore rien à faire avant ce soir. Une fois dans l'appartement, je prit une douche. Ensuite, je fit un peu de ménage. Ce n'étais pas une perte de temps, l'appartement commencait à vraiment être sale. Une fois que je jugeai l'endroit propre -ou du moins un peu plus-, je m'affalai sur le canapé en regardant une émission de cuisine.
--Je m'assoupi devant & me réveillai qu'une demi-heure avec le début de mon service. Je me levai en vitesse, allai me coiffer & me changer. Le pantalon rouge fut remplacé par un pantalon de costume, le t-shirt gris fut remplacé par une chemise à jabot. Je passai aussi une veste queue-de-pie & des souliers vernis. J'allai me laver les dents puis commencai doucement à partir au boulot.
--Les rues n'étaient pas trop encombrées, je mit moins de dix minutes à arriver au Seaside. Ce qui me laissai cinq minutes de battements avec de commencer. Je m'appuyai contre un mur & sortit mon paquet de cigarette. Je tirai sur la première taffe en fermant les yeux. J'aimai ça, vraiment. Même si c'était on ne peut plus mauvais à la santé. Je sentis des mains prendre mon paquet. J'ouvris les yeux & le vis lui. Encore.
--"Tu ne te gènes pas." dis je.
--"Jamais." répondit il.
--Je soupirai & lui tendis mon briquet. Il tourna son visage vers moi.
--"Tu m'as tutoyer."
--"Ouais, je ne suis pas encore en service alors pour l'instant, tu n'es pour moi qu'un gosse de riche sans-gène."
--Il rit & tira sur sa clope. Je regardai l'heure sur mon portable. C'était l'heure. Je jetai ma clope & l'écrasai du bout de mon soulier. Il se tourna vers moi.
--"Qu'est ce que tu fais ?"
--"Je vais bosser."
--"Ah. A ce soir alors."
--"Ouais, c'est ça."

--Je rentrai dans le bâtiment & allai directement dans la grande salle. Delilah me jeta un regard froid. J'échauffai mes doigts & m'installai sur mon banc. Je carressai les touches en ivoire du bout des doigts. Mais non, ce soir je n'avais aucunes envies de jouer. Finalement, comme je le devais, je commencai de jouer. Sans entrain.

# Posté le samedi 09 août 2008 13:20

Modifié le lundi 27 octobre 2008 10:47